La lecture du compte rendu (NR du 18-01-10) de l'assemblée générale extraordinaire du cinéma le Petit Casino de Saint Aignan m'amène à faire quelques commentaires qui, je l'espère, permettront de se faire une idée un peu plus exacte du contenu des débats .
Il faut rappeler que l'assemblée générale a été convoquée, suite à la démission de la présidente Julie Esnault et en l'absence de volontaire au sein du conseil d'administration pour prendre la succession.
Face à cette situation, et compte tenu des échéances de nécessaires transformations à envisager, c’est bien l’avenir du cinéma à Saint Aignan qui est en question, la convocation à l’AG mettait en avant cette situation d’urgence.
L’affluence a montré de toute évidence que l’appel à été entendu.
Dans son introduction, la présidente a exposé la situation du cinéma, les raisons de sa démission et les perspectives.
Très schématiquement, le Petit Casino se porte plutôt bien la fréquentation à augmenté et la situation est saine à la fois du point de vue financier et de celui du fonctionnement. La structure avec ses deux salariés et ses bénévoles fonctionne en harmonie et avec efficacité.
A très court terme, la rénovation de la salle et son équipement pour le passage au numérique sont indispensables pour assurer la survie de ce lieu de diffusion culturelle de première importance pour notre canton rural.
Cependant, faire fonctionner une telle structure, véritable petite entreprise, représente une somme de travail bénévole considérable qui ne reçoit pas toujours des collectivités l’aide et l’écoute nécessaires.
La communauté de commune en la personne du vice-président Ménager remplit correctement son rôle, mais le Conseil Général, le Conseil Régional et surtout la municipalité de Saint Aignan qui devrait être intéressée au premier chef ont été épinglés par la présidente sortante.
Cela n’a pas été du goût du Maire de Saint Aignan présent et invité à donner des explications.
Le début de son intervention a été très cassant et agressif, pensant peut-être faire taire cette gêneuse, le maire s’est lourdement trompé.
Julie est tenace et pugnace, sans se démonter et calmement, elle a rappelé les enjeux, les limites du bénévolat et réclamé des engagements au delà des mots.
Avec une salle visiblement favorable, le ton a changé et au final , l’engagement du maire en faveur des travaux réclamés a été publiquement et clairement exprimé.
Belle sortie Madame la Présidente!
Dommage qu’il ait fallu partir au terme de quatre années, quel gâchis!
Daniel COLIN