C'est l'évènement marquant qui a marqué le non-évènement habituel que constitue une réunion de Com-Com...
Le Président a accueilli la représentante de la République venue lancer un cri d'alarme solennel : le chômage explose et cela n'est pas près de s'améliorer, les jeunes ne trouvent pas de travail et les vieux non plus, il faut faire quelque chose !
Madame la sous- Préfète n'est pas venue seule, elle était accompagnée de dégonfleurs de statistiques dont la mission est de persuader les décideurs locaux d'embaucher dans le cadre d'un plan financé par le Petit Sarko, spécialiste comme chacun sait de l'emploi des jeunes en général et de Jean en particulier.
Le dispositif est simple, les maires embauchent pour tondre la pelouse ou promener le chien, ça peut même être à temps partiel, même si c'est pas très utile, c'est pas grave parce que ça coûte rien.
200€ par mois au maximum, alors pour ce prix-là pourquoi s’en priver ?
Mais attention, il y a une condition importante: il faudra bien leur répéter tous les jours qu’au bout d’un an on les mettra dehors, il faudrait pas qu’ils s’habituent au confort du SMIC!
Ce grand moment de bonté sociale passé, on a eu droit a un exposé sur l’état de la Patouille du Président qui va être reprise en régie à partir de janvier.
Tout cela a laissé les conseillers de marbre, aucune question, aucune remarque.
Le Président bien reposé, après ces interventions a pris le déroulement de l’ordre du jour en main.
L’ambiance a vite tourné à l’aigre, l’appel à candidature pour les commissions a fait chou blanc, pire, un seigissois fatigué de se faire remonter les bretelles par le Président a donné sa démission.
Le point important sur la zone d’activité intercommunautaire est retiré de l’ordre du jour par le Président; comme il a plus ou moins viré la directrice la plus au fait du dossier, il n’est pas vraiment prêt à en parler!
On note ce curieux paradoxe, après s’être longuement lamenté sur l’état de l’emploi en début de séance, il est établi un constat d’échec pour une action économique concertée avec les communautés voisines!
C’est du « tu veux ou tu veux pas », un jour c’est à deux avec Selles, le lendemain c’est avec Contres et Romo en plus.
Le mystérieux « Jean Luc », gourou réputé du développement économique est souvent cité, notamment par Philippe.
Courtisé parfois, il ne fait cependant pas l’unanimité, les remarques et mimiques d’un vice-président en témoignent.
La suite de l’ordre du jour n’amène pas la sérénité, les travaux au château du Président sont fortement contestés par un pouillasson et un seigissois, il faut dire que l’addition s’annonce salée...
Leurs demandes de renseignements a bien inquiété un Président qui ne comprend pas grand chose aux chiffres, mais sa directrice veille et il lui suffit alors de répéter ses réponses à ces empêcheurs de tourner en rond.
Qu’importe les délégués fidèles votent bien et la pilule passe! Le château va être agrandi.
Après la thalassothérapie virtuelle du Colombier, c’est une réussite de plus à mettre à l’actif du Président.
Candide le 10-11-09