le compte rendu du président:

 L’APIC41 a organisé une réunion concernant « le Cher à vélo » ce dernier vendredi à Noyers sur Cher. La réunion a réuni entre 80 et 100 personnes dont de nombreux élus des conseils municipaux et des conseils de communautés de communes du Val de Cher de Montrichard à Selles-sur-Cher.

Un bilan d’étape exhaustif a été présenté par les acteurs des divers niveaux concernés : Région, Département, Pays, communautés de communes (Val de Cher – Controis + du Cher à la Loire + du Romorantinais-Monestois) et communes.

Monsieur Pascal Usseglio, élu de la Région, a présenté l’esprit du projet, son intervention étant suivie de celle de Monsieur Almyr, vice-Président du Pays et de celle de Monsieur le vice-Président pour le tourisme de la Communauté de Communes Val de Cher – Controis, Monsieur Sartori.

La « Loire à vélo » a permis d’expérimenter des modalités diverses qui facilitent aujourd’hui la conception du « Cher à vélo ». On peut d’ores et déjà s’attendre à des retombées importantes de l’ordre de 1 million de passages par an en sachant qu’un touriste en vélo dépense en moyenne 65€ par jour. Pour 1 € d’investissement, on peut compter sur 5 ou 6 € de retombées sur le terrain. Le Loir et Cher sera une destination pour le tourisme familial. Pour des raisons de communication, le « Cher à vélo » sera vendu comme un produit de la « Loire à vélo ».  Toute personne publique ou privée qui désire s’investir et investir dans le projet en créant, par exemple un hébergement ou un atelier de réparation de vélos, devra obtenir le « label vélo » et répondre au cahier des charges ADT41. 

Ce projet intégré au « Vélo Centre » va s’étaler sur une dizaine d’années et devrait donc avoir un impact économique créateur d’emplois comme un participant gestionnaire du camping de Mareuil le confirme. Il faudra non seulement des trajets dont la longueur totale tourne autour de 350 km mais aussi des transports pour les cyclistes et les vélos, des ateliers de réparation des vélos et des hébergements. La ligne de chemin de fer et les trains-vélos seront bien sûr un facteur d’attraction important pour les touristes.

Les investissements sont assurés à 40% par la Région, à 40% par l’Europe et à 20% par les communautés de communes et communes.  

Les acteurs étant nombreux, la coordination est assurée par le « Pays », émanation de la Région.

Le travail se fait déjà depuis trois ans. Monsieur Jean-Marc Norbert, directeur des services au Pays, présente des résultats intermédiaires probants.  Les trajets définis sont au nombre de 19. Environ 10 ou 11 seront conservés. A ces trajets s’ajoutent les boucles pour accéder à un château tel celui de Chémery ou au zoo de Beauval. Monsieur Brault, Président de la communauté de communes Val de Cher-Controis et son premier adjoint chargé du tourisme, le Maire – délégué départemental, Monsieur Sartori, encouragent d’ores et déjà les citoyens à tester ces divers trajets et boucles et à donner leurs impressions. Les cartes seront consultables sur le site de l’APIC41. 

Le mauvais état du Cher et son aspect de plus en plus inesthétique inquiète. Il peut avoir un effet de repoussoir pour les touristes. Certes, il ne sera pas possible de reconstruire des barrages détruits, mais la Loi sur l’eau devrait être modifiée pour aller vers une plus grande flexibilité bénéfique à l’aspect esthétique du Cher et ceci sans négliger les considérations écologiques.

Pour retrouver l'article publié sur la nouvelle république : article NR du 02 02 16